dimanche 21 février 2010
AMOINDRIR LE RISQUE DE RECIDIVE CRIMINELLE
Je suis intervenue, mardi en séance publique, dans la discussion générale du Projet de Loi, au nom de mon groupe politique. J'ai rappelé que comme l'a souligné Madame le Garde des Sceaux, Ministre d'Etat : "Première des libertés, la sécurité est la condition de toutes les autres". Vivre en sécurité dans une société démocratique telle que la nôtre est en effet un droit légitime de nos concitoyens et c'est pour nous, parlementaires, un devoir de le garantir.
Certes les taux de récidive en matière criminelle sont faibles : 0,5% pour les homicides et 1% pour les auteurs d'agressions sexuelles sur mineurs. Néanmoins il est de notre responsabilité de mieux protéger ces victimes d'actes d'autant plus insupportables qu'ils sont commis en récidive de crimes d'une particulière gravité. On ne parle pas de pourcentage mais de centaines de vies humaines qui ont eu à connaitre l'horreur.
L'évolution législative récente qui a institué des peines plancher à l'égard des multirécidivistes ou la rétention de sûreté a déjà apporté des réponses mais nous devons nous adapter en permanence et le texte que j'ai soutenu comporte de mon point de vue six apports essentiels :
il pallie certaines lacunes de la loi sur la rétention de sûreté
il définit une politique de prévention de la récidive
il protège les criminels d'eux mêmes
il garantit le suivi des criminels en dehors de la prison
il améliore la circulation des informations entre magistrats et médecins
il renforce l'incitation au traitement inhibiteur de libido
Dans mon intervention j'ai également insisté sur le fait qu'en rétablissant à 15 ans le seuil de la peine requis pour l'application de la surveillance de sûreté le Sénat, tout en respectant l'avis du Conseil Constitutionnel, est bien dans son rôle essentiel de garant des libertés.
Certes les taux de récidive en matière criminelle sont faibles : 0,5% pour les homicides et 1% pour les auteurs d'agressions sexuelles sur mineurs. Néanmoins il est de notre responsabilité de mieux protéger ces victimes d'actes d'autant plus insupportables qu'ils sont commis en récidive de crimes d'une particulière gravité. On ne parle pas de pourcentage mais de centaines de vies humaines qui ont eu à connaitre l'horreur.
L'évolution législative récente qui a institué des peines plancher à l'égard des multirécidivistes ou la rétention de sûreté a déjà apporté des réponses mais nous devons nous adapter en permanence et le texte que j'ai soutenu comporte de mon point de vue six apports essentiels :
il pallie certaines lacunes de la loi sur la rétention de sûreté
il définit une politique de prévention de la récidive
il protège les criminels d'eux mêmes
il garantit le suivi des criminels en dehors de la prison
il améliore la circulation des informations entre magistrats et médecins
il renforce l'incitation au traitement inhibiteur de libido
Dans mon intervention j'ai également insisté sur le fait qu'en rétablissant à 15 ans le seuil de la peine requis pour l'application de la surveillance de sûreté le Sénat, tout en respectant l'avis du Conseil Constitutionnel, est bien dans son rôle essentiel de garant des libertés.