dimanche 25 octobre 2009
ENTRE SORTIE DE CRISE DELICATE A GERER ET BULLE DE DETTE MONDIALE...
Les pouvoirs publics ont devant eux 2 obstacles de taille à surmonter : le premier est paradoxalement lié à l'amélioration au demeurant encore très fragile de la situation économique. La révision en hausse des perspectives de croissance risque en effet de souligner l'inévitable décalage entre la reprise de l'activité et l'amélioration attendue de l'emploi. Tous les experts le disent : il semble en effet inévitable que la dégradation du marché du travail se poursuive encore plusieurs mois. Si le retour à meilleure fortune des résultats se confirme, il faut s'attendre à une accélération des revendications portées par les syndicats. En particulier le débat sur le partage de la valeur ajoutée et du profit va connaitre un regain d'actualité. A une récession économique qui s'estompe risque donc de succéder une sortie de crise difficile sur le plan social.
Le second tient à la dégradation sans précédent des comptes publics. Les pouvoirs publics se trouvent devant un exercice à hauts risques pour trouver le point d'équilibre entre des efforts nécessaires mais impopulaires et l'acceptation d'une dérive financière mortelle pour l'avenir.
Le projet de loi de finances pour 2010 prévoit un déficit de l'ensemble des administrations publiques de 8,5% du PIB en regard de 8,2% en 2009 et de 3,4% en 2008....Le gonflement de 5,1 points de PIB du déficit en 2 ans s'explique à raison de 2,8 points par les comptes de l'Etat et à raison de 2,3 points par ceux de la sécurité sociale.
S'agissant de la dette publique, elle atteindrait 91% du PIB en 2013 contre 84% fin 2010 et 67,4% fin 2008...
Tout cela sonne comme un avertissement grave à tous ceux qui voudraient mettre entre parenthèse une "responsabilisation budgétaire". Certes il fallait des mesures de choc pour éviter une dépression économique aux effets incalculables mais il ne faut pas mettre en doute la solvabilité des Etats souverains! C'est à dire que les Etats devront présenter des plans de maitrise de leurs finances publiques afin de faire baisser la pression d'une gigantesque bulle de dette qui ne cesse d'enfler.
S'agissant du grand emprunt français je continue à penser qu'il n'a de sens que s'il est politique et donc doit s'appuyer sur l'épargne des français et non pas recourir aux marchés financiers...on n'est pas très nombreux à dire cela mais je persiste et signe!
Le second tient à la dégradation sans précédent des comptes publics. Les pouvoirs publics se trouvent devant un exercice à hauts risques pour trouver le point d'équilibre entre des efforts nécessaires mais impopulaires et l'acceptation d'une dérive financière mortelle pour l'avenir.
Le projet de loi de finances pour 2010 prévoit un déficit de l'ensemble des administrations publiques de 8,5% du PIB en regard de 8,2% en 2009 et de 3,4% en 2008....Le gonflement de 5,1 points de PIB du déficit en 2 ans s'explique à raison de 2,8 points par les comptes de l'Etat et à raison de 2,3 points par ceux de la sécurité sociale.
S'agissant de la dette publique, elle atteindrait 91% du PIB en 2013 contre 84% fin 2010 et 67,4% fin 2008...
Tout cela sonne comme un avertissement grave à tous ceux qui voudraient mettre entre parenthèse une "responsabilisation budgétaire". Certes il fallait des mesures de choc pour éviter une dépression économique aux effets incalculables mais il ne faut pas mettre en doute la solvabilité des Etats souverains! C'est à dire que les Etats devront présenter des plans de maitrise de leurs finances publiques afin de faire baisser la pression d'une gigantesque bulle de dette qui ne cesse d'enfler.
S'agissant du grand emprunt français je continue à penser qu'il n'a de sens que s'il est politique et donc doit s'appuyer sur l'épargne des français et non pas recourir aux marchés financiers...on n'est pas très nombreux à dire cela mais je persiste et signe!